Né en 1878, en Autriche, Martin Buber vivra la ruine de la civilisation bourgeoise et libérale de l’Europe du XIXe siècle, ruine prophétisée autour de 1900 par Theodor Herzl. Comme tant d’autres, il sera emporté par la montée du nazisme. Chassé de son pays, il finira ses jours à Jérusalem. En quête de ses origines, profondément juif bien que non pratiquant, étonnamment ouvert à tous les problèmes de son temps, Buber se passionne très tôt pour le hassidisme qu’il contribue à faire connaître en Occident ; il se fait traducteur de la Bible et sa traduction originale représente une sorte de recréation. Sioniste et socialiste, il sera l’un des théoriciens de la vie communautaire, du kibboutz. Toutes ses activités si diverses ne le détournent cependant pas de la philosophie. Il inspirera à la fois le personnalisme et l’existentialisme. Cet ouvrage est le premier à présenter l’œuvre de Buber dans son ensemble, le premier aussi à dégager l’axe focal autour duquel s’ordonnent les différents domaines de son champ de réflexion extrêmement vaste.