Chrétiens dans l'État moderne

de Hippolyte Simon

Collection Théologies

240 pages - nov. 2012

18,00€

De divers côtés, une rumeur commence à se faire entendre : Marx revient ! Mais, pour que la pensée de ce dernier retrouve une véritable actualité, il faut répondre au moins à trois questions : Le marxisme-léninisme constitue-t-il la véritable interprétation de la pensée de Marx ? Hippolyte Simon répond clairement non. La lecture que fit Lénine, imposée par Staline, trouve son origine dans l’oscillation marxienne continuelle entre deux lignes politiques : la ligne révolutionnaire et la ligne émancipatrice. Prolongeant les analyses de Louis Althusser sur la coupure épistémologique, l’auteur montre que Marx n’a pas de véritable théorie de l’Etat et qu’il reste un penseur de la société civile et de ses lois internes, lorsque l’État s’abandonne à la seule logique économique. Dès lors, comment expliquer le si long aveuglement politique de tous ceux qui se sont réclamés de cette idéologie ? Pour l’expliquer, H. Simon propose ici une analyse religieuse et non plus seulement politique de l’hégémonie des partis communistes. C’est sans doute parce qu’ils ont oublié la grande Tradition biblique que beaucoup de démocrates européens se sont retrouvés désarmés devant l'idolâtrie religieuse et le messianisme implicite qui constituent les grands ressorts de l’adhésion à cette forme de pensée. Après coup, que signifie la fin de l’empire soviétique ? Il aura suffi d’une déclaration de Mikhaïl Gorbatchev, le 25 décembre 1991, pour que disparaisse l’URSS. Le marxisme-léninisme n’aurait-il donc été qu’un « effet de parole », une illusion politique fondée sur les promesses de Lénine ? Cet ouvrage ne peut pas répondre, puisqu’il a été rédigé avant cette dissolution, mais il permet d’affronter cette question. En se demandant comment être chrétien « après » Marx et Hegel, Hippolyte Simon éclaire nos débats politiques à la lumière de l’Évangile.
  • Dimensions : 145x235x16
  • ISBN : 9782204099073
  • Poids : 360 grammes

Avec la collaboration de : Alfred Grosser

DANS LA CATÉGORIE