Au début de l’époque moderne, le « platonisme des Pères » a fait l’objet, dans la culture européenne, d’un débat intellectuel long et intense. Enrico Peroli s’attache ici à proposer…
Maisons d’édition
0 résultat
Pas de résultats
Départements
0 résultat
Pas de résultats
Collection
0 résultat
Pas de résultats
Livres
0 résultat
Pas de résultats

–
41,80 €
En stock
Perspectives phénoménologiques et éthiques
Nous vivons, spirituellement, dans un monde désormais façonné par les représentations héritées de la science moderne. Depuis Copernic et Galilée, nous savons, selon un savoir objectif, que la Terre n’est qu’un corps spatial parmi les autres, en mouvement comme eux. La pensée phénoménologique, par son exigence hyperrationnelle, nous a appris que ces représentations de la science étaient oublieuses de dimensions essentielles et que persiste, irréductiblement, l’expérience subjective du « monde de la vie ». Husserl rappelle que, dans nos vécus primordiaux — et par conséquent indépassables —, nous ne cessons d’éprouver que « l’arche-originaire Terre ne se meut pas » : à chacun de nos pas, la Terre que nous foulons se révèle selon son immobilité essentielle. Ainsi se dessine une théorie pure du géostatisme qu’il ne faut confondre avec aucun géocentrisme. Cette Terre immobile, qu’il s’agit de décrire phénoménologiquement en reprenant et en amplifiant les analyses de Husserl, est toujours au-dessous de nos pas et en deçà de nos prises. Elle se révèle donc indisponible et inappropriable pour l’homme, car son désir d’emprise bute sur elle. Le sens phénoménologique de la Terre s’enrichit alors d’une portée éthique dont il faut dégager les conditions pour en faire apparaître les linéaments. À l’heure où l’homme s’enivre de ses propres pouvoirs jusqu’à risquer de tout perdre, la pensée phénoménologico-éthique de la Terre immobile n’a jamais été aussi actuelle ni aussi urgente. Si elle limite la puissance de l’homme, elle n’abandonne pas, bien au contraire, le sens absolument subjectif de notre vie.
—
From the spiritual point of view, we are now living in a world that is shaped by the representations of modern science as they have been passed on to us. Since Copernicus and Galileo, reason tells us that the Earth is one of many bodies in Space, moving as the others do. Phenomenology, with its hyper-rational demands, taught us that these scientific representations neglected certain essential dimensions that cannot be eradicated: the subjective experience of ‘the world of life’. Husserl reminds us that in our primordial experience, which is impassible, we have never ceased to feel that ‘the original Ark Earth does not move’: each step we take reveals the Earth we walk on in its essential immobility. Hence a pure theory of geostatic which must not be confused with geo-centrism. This immobile Earth, which we must describe in phenomenological manner by recalling and amplifying Husserl’s analyses, is always under our feet and beyond our grasp. Hence it is unavailable and cannot be appropriated by man, for it checks man’s desire for control. Hence the phenomenological meaning of the Earth is enriched by an ethical contribution whose conditions we must identify in order to reveal its characteristics. At a time when man is intoxicated with his own powers, to the point where he risks losing everything, phenomenological-ethical thinking of the Immobile Earth has never been so pertinent or so urgent. Although it limits man’s power, it does not abandon the utterly subjective meaning of our lives, quite the contrary.
Dimensions : 135 × 215 mm
ISBN : 9782204094801
Poids : 570 g
Dans la même catégorie
Enrico Peroli
Au début de l’époque moderne, le « platonisme des Pères » a fait l’objet, dans la culture européenne, d’un débat intellectuel long et intense. Enrico Peroli s’attache ici à proposer…
François de Sales
Introduction à la vie dévote (poche)
La sainteté pour tous, ici et maintenant. En 1609 paraissait l’Introduction à la vie dévote de saint François de Sales. L’ouvrage proposait un chemin de sainteté — la vraie «…
Uwe Backes
« Extrême », « extrémisme » : ces mots appartiennent à notre culture politique depuis l'Antiquité et se sont depuis incarnés dans diverses formes de mouvements et de pouvoirs. Déjà Platon distinguait la tyrannie…
Renaud Barbaras
Les textes ici réunis correspondent à une période importante de l’activité philosophique de l’auteur et accompagnent la maturation de sa pensée propre dont rendent compte les Recherches phénoménologiques, éditées parallèlement…
Hans Georg Gadamer
Voici, sans retouche aucune, un certain nombre de textes Il s'agit là de témoins privilégiés de la pensée si singulière de Gadamer, vouée tout entière et toujours plus profondément à…
Éric Weil
Philosophie et réalité, tome 1
Éric Weil a voulu penser la réalité - nature et histoire - en même temps que la possibilité de l'action raisonnable. La volonté de raison conduit à regarder en face…
Henri Laux
Comment affirmer Dieu selon une démarche de raison attentive aux forces et aux crises de l'expérience humaine ? Animé par cette question, le présent essai invite à penser un Dieu…
Jocelyne Sfez
L’art des Conjectures de Nicolas de Cues
Ce commentaire intégral des Conjectures de Nicolas de Cues manifeste toute la fécondité de l'oeuvre dans sa complexité. Il élucide l'art général des conjectures, en explore et approfondit les sources…
Denys le Chartreux
Sont rassemblés dans ce volume deux traités de Denys le chartreux : le De vita et fine solitarii, La vie et la fin du solitaire écrit entre 1440 et 1445…
Anthony Feneuil
Ce livre constitue la proposition d’une philosophie des sciences des religions. Cela doit s’entendre en deux sens. D’abord au sens d’une épistémologie des sciences des religions : quels sont les…
Commentateur aussi atypique que profond des oeuvres de Kant, Hegel et Nietzsche auxquelles il a consacré trois livres, Kant et la fin de la métaphysique (1970), La Patience du concept…