Tristesse et métaphysique terrestre
Comment penser la métaphysique en protestant ? Le parent pauvre de la Réforme et de la modernité méritait qu’on s’y attarde. Pour la première fois, et de manière originale et…
Maisons d’édition
0 résultat
Pas de résultats
Départements
0 résultat
Pas de résultats
Collection
0 résultat
Pas de résultats
Livres
0 résultat
Pas de résultats
Karl Barth (1886-1968) est sans nul doute l’un des géants de la théologie chrétienne du XXe siècle, toutes confessions confondues. À l’instar de ses plus prestigieux modèles – un saint Augustin, un Luther notamment –, c’est dans le corps à corps avec les Écritures saintes, singulièrement avec l’épître de Paul aux Romains, qu’il s’est forgé une conception originale de la pensée chrétienne et qu’il a bouleversé la situation religieuse et théologique de son temps. « Révolutionnaire » dans sa manière de vouloir congédier les théologies libérales du XIXe siècle et de contester en son principe toute forme de complicité du christianisme avec la monde profane ou même avec la modernité, le jeune Barth, celui des années 20, s’est peu à peu transformé en un imposant professeur de dogmatique et en un auteur universellement admiré, étudié, discuté, critiqué. Sa monumentale « Kirchliche Dogmatik », publiée de 1932 à 1968, inachevée, est devenue une référence, aussi bien à l’intérieur du protestantisme que pour le catholicisme romain, comme l’a montré son influence croissante sur des auteurs comme Balthasar, Bouillard et Küng et sur un certain nombre de Pères conciliaires à Vatican II. Le propos de cet ouvrage est de rompre avec les clichés et les idées reçues qui entourent la plupart du temps l’œuvre multiforme de Barth. Barth y apparaît en permanente recherche, ouvert aux enjeux de la culture et de la société civile, en dialogue critique, certes, mais également très réceptif avec les courants de la modernité et en prise avec l’actualité politique – contre la guerre en 1918, contre le nazisme en 1933-1945, contre la bombe atomique et l’impérialisme américain à la fin de sa vie. L’éthique – individuelle, mais aussi sociale et politique – joue une place centrale dans sa pensée, elle est loin de se réduire à un simple appendice de la dogmatique. Un survol très large de la réception internationale de Barth permet de mesurer l’écho intellectuel et œcuménique considérable de cette théologie en mouvement. Le choix de textes proposé à la fin de l’ouvrage mêle des passages devenus classiques à des aperçus dérangeants et détonnants de l’existence théologique, éthique, politique et culturelle de Barth.
—
Karl Barth (1886-1968) is without a doubt one of the giants of Christian theology in the 20th century, all confessions included. Like his celebrated models – Saint Augustine or Luther for example – he forged his original concept of Christian thought in a personal struggle with the Scriptures – particularly with Paul’s Epistles to the Romans – and dramatically changed the religious and theological situation of his times. “Revolutionary” in his manner of dismissing the liberal theologies of the 19th century and contesting the principle of all forms of complicity between Christianity and the profane or even modernity, the young Barth, in the 20s, gradually became an impressive professor of dogmatics and an author who was universally admired, studied, discussed and criticized. His monumental work “Kirchliche Dogmatik” (unfinished but published between 1932 – 1968) has become a reference within Protestantism as much as for Roman Catholicism, as shows his growing influence on authors such as Balthasar, Bouillard and Küng and a certain number of Fathers on the Vatican II council. The aim of this book is to break away from the clichés and preconceived ideas that so often surround Barth’s multi-faceted work. Barth is represented as a permanent researcher, open to culture and civil society, in critical dialogue of course but also highly receptive to currents of modernity and aware of political development: against the war in 1918, against Nazism from 1933-1945, against the atomic bomb and U.S. imperialism at the end of his life. Ethics – individual, but also social and political – play a central role in his thinking, which cannot be reduced to a simple extension of dogma. An overview of the international reception of Barth’s work enables us to measure the considerable intellectual and ecumenical echo of his theology in movement. The selection of texts at the end of the book includes passages that have become classics as well as some disturbing and explosive ones on Barth’s theological, ethical, political and cultural existence.
Dimensions : 135 × 215 mm
ISBN : 9782204079136
Poids : 480 g
Denis Müller
Tristesse et métaphysique terrestre
Comment penser la métaphysique en protestant ? Le parent pauvre de la Réforme et de la modernité méritait qu’on s’y attarde. Pour la première fois, et de manière originale et…
Denis Müller
La gauche, la droite et l’éthique
Être de gauche ou de droite implique-t-il automatiquement des positions progressistes ou conservatrices en éthique ? Comment maintenir une distinction au moins partielle entre nos préférences politiques et nos options éthiques…
Denis Müller
Éthique protestante dans la crise de la modernité (L’)
Étudiée par les sociologues et les historiens, l'éthique protestante est tout à la fois un héritage culturel, un idéal fantasmatique, un lieu œcuménique et un enjeu théologique. Elle est soumise…
Dans la même catégorie
Larry W. Hurtado
LD 245 – « Dieu » dans la théologie du Nouveau Testament
Si la recherche contemporaine sur le Nouveau Testament a développé la christologie, elle a porté peu d'attention à « Dieu ». Tel est le constat de départ de L. W. Hurtado. Il…
Yves-Marie Blanchard
Saint Jean à l’heure des dialogues
Comment un évangile, en apparence centré sur la petite communauté des « élus » et hostile à ceux qui n’en font pas partie, peut-il servir les dialogues interconfessionnels d’aujourd’hui ?…
Hyacinthe Vulliez
« L’idée me vint un jour de réunir quelques amis, divers par leurs expériences de vie, leurs convictions, leurs compétences et leurs professions. Nous nous sommes fixé pour seul but…
Gilles Drouin
La liturgie, épiphanie de l’Église
La liturgie n’est pas seulement l’expression visible de l’Église, mais elle en est l’« épiphanie » : elle la manifeste en même temps qu’elle la constitue. Aussi est-elle l’un des…
ACFEB
Depuis une vingtaine d'années, des perspectives assez neuves ont fait leur apparition dans les études pauliniennes. Au dernier congrès de l'ACFEB (Strasbourg, 1995), dont sont issus les travaux rassemblés ici,…
Alexandre Schmemann
L’Église et sa mission dans ce monde
L’Église vit aujourd’hui une situation de crise sans précédent. C’est vrai pour l’Orient aussi bien que pour l’Occident. Au sein de l’orthodoxie, la rivalité qui oppose Moscou à Constantinople, le…
John Paul Meier
Un certain juif, Jésus : V. Les données de l’histoire
Depuis le xixe siècle, la quête du Jésus de l’histoire occupe les exégètes. Parmi les paroles que rapportent les Évangiles, qu’a-t-il vraiment dit ? Pour la plupart de ces savants,…
Véronique Dupont
Les Pères de l’Eglise, témoins du Christ
Les ouvrages d'introduction aux Pères de l'Église ne manquent pas. Celui-ci est simplement, parmi d'autres, un mode d'entrée dans la tradition chrétienne des premiers siècles, une clé pour lire et…
Anne-Laure Zwilling
LD 238 – Frères et sœurs dans la Bible
Un homme trompe son père et usurpe une bénédiction qui revenait à son frère, une femme épouse le mari destiné à sa sœur, des frères vendent l'un d'entre eux à…
Richard de Saint-Victor
SC 419 Les Douze patriarches ou Beniamin Minor
Richard, auteur de ce traité, fut, de 1162 à 1173, prieur de l'abbaye parisienne des Chanoines réguliers de Saint-Victor, centre renommé d'études théologiques et spirituelles. Son œuvre est considérable :…
André Lelièvre, Alphonse Maillot
LD 8 – Commentaire des Proverbes, III
André Lelièvre et Alphonse Maillot avaient choisi d'achever leur commentaire du livre des Proverbes par les chapitres 1 à 9, le premier recueil (Pr I), que le lecteur considère souvent…