Dès 1924, Leo Strauss s'est interrogé sur l'origine et la signification d'un problème auquel lui-même ainsi que de nombreux intellectuels de son époque se sont trouvés confrontés - et dans…
Maisons d’édition
0 résultat
Pas de résultats
Départements
0 résultat
Pas de résultats
Collection
0 résultat
Pas de résultats
Livres
0 résultat
Pas de résultats
–
48,00 €
Rupture de stock
Ou les fondements de la science spinoziste de la Bible – Recherches pour une étude du « Traité théol
Voici la première traduction en français de l’ouvrage de Leo Strauss « Die Religionskritik Spinozas als Grundlage seiner Bildelwissenschaft » (Berlin, 1930). Édité par l’Académie pour la science du judaïsme, ce livre est le fruit d’un travail scientifique. Sans jamais verser dans l’académisme, il se présente comme une étude historique spécialisée qui se conforme strictement aux règles du genre. La vaste érudition dont témoignent l’abondance et la variété des matériaux, puisés pour la plupart à même l’original, ne le cède en rien à la précision et à la rigueur de l’analyse. Dans la « Critique de la religion », Spinoza étudie un certain nombre de doctrines élaborées par des penseurs d’origine juive et détermine en même temps la façon dont chacun d’eux se rapporte au judaïsme. La référence au judaïsme est un élément au sein d’une vaste enquête historico-critique qui l’enveloppe et la déborde. Si la critique spinoziste du miracle et de la prophétie est examinée à la faveur des enseignements de Maïmonide sur le sujet, la métacritique straussienne de la critique spinoziste de la religion révélée suppose la connaissance préalable des différents motifs épicurien, averroïste, machiavélien qui sous-tendent cette critique ; l’appréciation de la critique philologico-historique de la Bible élaborée par Spinoza est inséparable de la prise en compte des considérations de Hobbes en la matière, et la validité de la contestation spinoziste du miracle est jaugée à la faveur de sa confrontation avec la position de Calvin concernant la valeur, ou la non-valeur en l’occurrence, que ce dernier attribue à la raison face à la Révélation. Mais les mêmes raisons qui montrent que la « Critique de la religion » n’est pas un « livre juif » montrent également que l’intérêt de Strauss pour le philosophe n’est pas suscité par la division académique du travail intellectuel, étranger qu’il serait alors à l’intérêt encore actuel pour l’auteur du « Traité théologico-politique ». La philosophie de Spinoza n’est pas non plus pour Strauss celle que l’exégète aurait lui-même écrite si l’histoire ne la lui avait livrée toute formée. Elle n’est pas davantage objet théorique réfléchissant la contemplation d’un « meilleur savoir », mais nourrit au contraire cette pratique de la pensée qu’une lettre de Karl Löwith définira plus tard par la constitution en unité de « questionner et apprendre », un rapport à la faveur duquel celui qui rencontrait l’auteur de l’« Éthique » au cœur de la question d’un possible retour à la religion de ses pères pouvait trouver dans un grand texte du passé, et à une époque de déclin de la philosophie, de quoi se connaître lui-même.
Dimensions : 135 × 215 mm
ISBN : 9782204053082
Poids : 460 g
Dans la même catégorie
Éric Weil
Philosophie et réalité, tome 2
Éric Weil a voulu penser la réalité - nature et histoire - en même temps que la possibilité de l'action raisonnable. La volonté de raison conduit à regarder en face…
Claire Cachia
Sois ton corps, sois ton coeur
Célèbre pour sa science des plantes, ses remèdes naturels et la beauté envoûtante de ses chants, Hildegarde de Bingen fascine depuis des siècles. Mais qui connaît vraiment sa pensée théologique,…
Alain Thomasset, Odile Flichy
Comment la Bible peut-elle éclairer l’agir chrétien ?Comment nos questionnements éthiques interrogent-ils l’Écriture ?Le rapprochement entre l’Écriture sainte et la théologie morale est un enjeu majeur du renouveau théologique actuel.…
Commentateur aussi atypique que profond des oeuvres de Kant, Hegel et Nietzsche auxquelles il a consacré trois livres, Kant et la fin de la métaphysique (1970), La Patience du concept…
Nicolas de Cues
Philosophe allemand du xve siècle, Nicolas de Cues fut aussi un théologien, serviteur actif de l'Eglise catholique. Docteur en droit, ayant pris part au concile de Bâle, il devint légat,…
Éric Weil
Philosophie et réalité, tome 1
Éric Weil a voulu penser la réalité - nature et histoire - en même temps que la possibilité de l'action raisonnable. La volonté de raison conduit à regarder en face…
Henri Laux
Comment affirmer Dieu selon une démarche de raison attentive aux forces et aux crises de l'expérience humaine ? Animé par cette question, le présent essai invite à penser un Dieu…
Anthony Feneuil
Ce livre constitue la proposition d’une philosophie des sciences des religions. Cela doit s’entendre en deux sens. D’abord au sens d’une épistémologie des sciences des religions : quels sont les…
François Rastier
Si Primo Levi est partout reconnu comme figure emblématique du témoin de l'extermination, sa poésie n'a guère retenu l'attention ; elle tient pourtant une place centrale dans son œuvre, dont…
Gérald Sfez
Une exploration des différentes formes de l'énonciation de la raison d'État et de ses titres de légitimité en Italie, en France et en Allemagne. L'auteur analyse les contributions de chacune…
Hans Georg Gadamer
Voici, sans retouche aucune, un certain nombre de textes Il s'agit là de témoins privilégiés de la pensée si singulière de Gadamer, vouée tout entière et toujours plus profondément à…
Nathalie Nabert
Du monde au désert, l’aspiration à la solitude au XVIIème siècle
Dans la première moitié du xviie siècle, un véritable engouement apparaît pour la vie contemplative et solitaire, en dehors des ordres constitués. Cet engouement touche des femmes du siècle, d'anciens…