Saint Bonaventure et l’entrée de Dieu en théologie (poche)
Comment Dieu se révèle-t-il à l’homme ?En 1257, le franciscain Bonaventure, futur saint et Docteur de l’Église, publie son Breviloquium. Dans cet exposé de la foi catholique, il se mesure…
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Angoisse, souffrance et mort. Lecture existentielle et phénoménologique
Ni l’angoisse, ni la souffrance, ni la mort n’autorisent à faire du trépas le lieu d’un passage. Au contraire, le croyant comme tout homme en supporte aussi le poids insurmontable. Et le Christ, de Gethsémani au Golgotha, en subit identiquement l’indépassable épreuve. Traversant ainsi de bout en bout – en guise de Passeur – le détroit de notre propre finitude, il en remet alors la charge aux mains du Père, quand s’ouvre en lui la blessure charnelle de l’homme vulnérable. En dialogue ici avec la philosophie contemporaine (Husserl, Heidegger, Sartre, Camus, Lévinas…), l’expérience christique de Gethsémani rappelle ainsi – en théologie cette fois et avec le Christ comme emblème de l’homme – cette évidence triviale, et pourtant si oubliée quand il s’agit du fils de l’homme, selon laquelle « dès qu’un homme naît [à Bethléem ?], il est assez vieux pour mourir [sur le Golgotha ?] » (Heidegger). Qu’il soit cependant faux, ou à tout le moins insuffisant, de tenir avec Heidegger que le chrétien n’éprouve pas véritablement l’angoisse de la mort (et encore moins le non-sens de la souffrance) en l’ayant « toujours déjà coaperçu dans l’interprétation de la vie », tel est, négativement, l’objet du présent ouvrage. Loin des nombreuses interprétations psychologisantes de Gethsémani, et sur le terrain métaphysique cette fois de l’Évangile confronté aux recherches philosophiques de notre temps (existentialisme et phénoménologie), le Fils nous apprend au contraire jusqu’en son corps – positivement alors et dans son unique langage du « Verbe fait chair » – ce qu’il en est précisément d’être homme quand l’homme, charnellement, souffre de ne plus entendre Dieu.
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No amount of anguish or suffering authorises us to see death as a mere passageway. On the contrary, a believer, just like any other man, must bear its overwhelming weight. And Christ, from Gethsemane to Golgotha, undergoes that same inescapable ordeal. Crossing the straits of our own finitude from one bank to the other, in the role of guide, he places the burden in the hands of the Father when the wound gapes within his mortal flesh. In dialogue with contemporary philosophy (Husserl, Heidegger, Sartre, Camus, Lévinas…) the Christic experience of Gethsemane reminds us – here, in theological terms and with Christ as an emblem of man – of Heidegger’s simple affirmation, so often forgotten when we speak of the Son of Man, which states that ‘as soon as man is born (in Bethlehem?) he is old enough to die (at Golgotha?)’. Nevertheless it would be wrong – or at least incomplete – to claim, as Heidegger does, that the Christian does not really feel the anguish of death (and the absurdity of suffering even less), having already perceived it in the interpretation of life. This is the subject of this book. Contrary to what the many psycho-interpretations of Gethsemane tell us, and on the basis of the Gospel seen in the light of contemporary philosophical research (existentialism and phenomenology), the lesson we learn from the Son – from his very body in the unique term of ‘word made flesh’ – is what it is to be a man, when man suffers in his flesh from no longer hearing God’s voice.
Dimensions : 135 × 215 mm
ISBN : 9782204061223
Poids : 266 g
Emmanuel Falque
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