Nous avons pris l'habitude universitaire d'appeler « philosophie » la lecture patiente et scrupuleuse d'un certain nombre de textes canoniques. Le philosophe authentique, c'est l'autre, celui qui a écrit. Nous jouons seulement…
Maisons d’édition
0 résultat
Pas de résultats
Départements
0 résultat
Pas de résultats
Collection
0 résultat
Pas de résultats
Livres
0 résultat
Pas de résultats
Spinoza et le problème de la métaphysique
La pensée de Spinoza est gouvernée par les nécessités de la raison. L’exactitude des propositions initiales décide invinciblement des plus ultimes conséquences qu’on en déduira. La rigueur éthique ne transige pas avec cette loi. Il faut donc à un moment réclamer les conditions sociopolitiques les plus favorables à l’avènement du vrai. C’est la démocratie. Pourtant Spinoza ne croit pas tous les citoyens capables d’assumer l’engagement démocratique. L’intelligence requise pour cela leur manque. Pour eux, la religion est plus adaptée : elle obtient l’obéissance appropriée à la paix civile. Elle les aide à se montrer sages. Mais quelle religion ? Pour Spinoza et son siècle, le christianisme est la réponse occidentale, quand bien même les réformés et les papistes se déchirent entre eux pour en établir l’authenticité. Il se fonde en tout cas sur l’accomplissement de l’« ancien » Testament par un « nouveau ». Philosophiquement, il détermine les conditions d’une métaphysique décidant quel au-delà est habilité à gouverner le monde. Pour trancher ce problème, Spinoza entreprend d’établir le caractère simplement historique du texte biblique. Ce faisant, il est amené à discuter le statut du « peuple hébreu » puisque celui-ci attend encore son Messie dans un monde chrétien qui l’a déjà reconnu dans la figure du Christ. Fidèle à sa tradition, le peuple juif se voit ainsi placé dans un statut poétique qui rend son existence politique et sociale aléatoire. Une lecture attentive de Spinoza met en évidence les aspirations problématiques de la métaphysique. Nous n’avons pas fini d’en assumer la responsabilité. La conscience historique ne nous a pas innocentés. Lisant au plus près de son texte l’engagement de Spinoza, nous apprenons comment l’écriture « fait » la philosophie et, de là, notre « humanité ».
Dimensions : 145 × 235 mm
ISBN : 9782204059237
Poids : 390 g
Pierre-Yves Bourdil
Nous avons pris l'habitude universitaire d'appeler « philosophie » la lecture patiente et scrupuleuse d'un certain nombre de textes canoniques. Le philosophe authentique, c'est l'autre, celui qui a écrit. Nous jouons seulement…
Pierre-Yves Bourdil
Prenons la philosophie de front. Non pour dresser le répertoire des thèses qui se réclament d'elle, ni pour faire le bilan des assurances qu'elle est censée apporter, mais pour examiner…
Dans la même catégorie
Nathalie Nabert
La figure de Marie en Chartreuse
Journée d'études du CRESC, 15 mai 2008. Dans les Coutumes de Chartreuse, compilées par Guigues ler entre 1121 et 1128, on peut lire, au chapitre de la profession du novice,…
François Rastier
Si Primo Levi est partout reconnu comme figure emblématique du témoin de l'extermination, sa poésie n'a guère retenu l'attention ; elle tient pourtant une place centrale dans son œuvre, dont…
Alain Thomasset, Odile Flichy
Comment la Bible peut-elle éclairer l’agir chrétien ?Comment nos questionnements éthiques interrogent-ils l’Écriture ?Le rapprochement entre l’Écriture sainte et la théologie morale est un enjeu majeur du renouveau théologique actuel.…
Bernard Hercenberg
Le manque qui se dévoile dans le monde qui nous est donné n'est pas lieu de dénégation mais porte initiale par laquelle passe le faufilement interrogateur de la vie en…
Nicolas de Cues
Avec Les Conjectures (1441-1443), la philosophie de Nicolas de Cues connaît un tournant essentiel qui conduit à une revint figuration générale de l'œuvre. Cela tient à la nouvelle compréhension cusaine…
François de Sales
Introduction à la vie dévote (poche)
La sainteté pour tous, ici et maintenant. En 1609 paraissait l’Introduction à la vie dévote de saint François de Sales. L’ouvrage proposait un chemin de sainteté — la vraie «…
Denys le Chartreux
Sont rassemblés dans ce volume deux traités de Denys le chartreux : le De vita et fine solitarii, La vie et la fin du solitaire écrit entre 1440 et 1445…
Emmanuel Faye
Heidegger, le sol, la communauté, la race
Les recherches internationales sur les relations de la pensée de Heidegger au national-socialisme connaissent actuellement un nouveau dynamisme. En témoigne ce volume qui réunit sous la direction d’Emmanuel Faye un…
Renaud Barbaras
Les textes ici réunis correspondent à une période importante de l’activité philosophique de l’auteur et accompagnent la maturation de sa pensée propre dont rendent compte les Recherches phénoménologiques, éditées parallèlement…
Leo Strauss, judaïsme et philosophie
Leo Strauss (1899-1973) a inscrit sa pensée dans l'héritage de la tradition grecque, mais également dans celui de la tradition biblique. Se rapportant au judaïsme comme à une révélation de…
Jocelyn Benoist
Dans quelle mesure est-il possible, et cela a-t-il un sens de " décrire " ? Telle est la question posée, depuis Husserl, par la phénoménologie. Cette philosophie ne s'entend que…