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« Celui qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3, 21). La vérité est donc à faire, elle n’est pas toute faite… Elle est à créer (« poieîn »), à inventer. La vérité est de l’ordre de la création et de l’invention en avant de nous. C’est en la faisant que nous l’inventons et donc la trouvons (« invenire »), c’est en la faisant que nous venons à la lumière. La vérité est au bout de la marche, de la quête et de l’inventivité de l’humanité tout au long de l’histoire. « Faire la vérité, écrivait Adolphe Gesché. On trouve la formule curieuse. Mais on ne la trouve pas curieuse, quand on dit que l’artiste doit faire de la beauté, que l’homme doit faire le bien. On a trop peur d’être créateur en matière de vérité. » La responsabilité de tout être humain est donc grande : les ressources éthiques, spirituelles, intellectuelles et artistiques de tous sont plus que nécessaires pour cette grande entreprise de « faire la vérité », l’œuvre par excellence de l’humanité. Dans la même ligne, n’y a-t-il pas une invention spécifiquement chrétienne de la vérité ? « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » Voilà bien une affirmation étonnante. Jésus, selon l’évangéliste Jean, affirme être la Vérité : la Vérité est de l’ordre d’une existence personnelle, et donc relationnelle, et elle est solidaire de la Vie et du Chemin à parcourir pour y arriver. Singulière affirmation de la Vérité : « Je suis la Vérité. » Singularité et universalité : un « Je » singulier s’identifie avec « la » Vérité » universelle et totale. La Vérité est à jamais un sujet concret, une personne irréductible, rempart contre tous les totalitarismes, les objectivismes et les scientismes. Toutes nos vérités humaines seront toujours trop courtes, par rapport à cet infini et à cet indicible, et par le fait même relativisées. Toutes nos vérités humaines, y compris religieuses, sont relativisées et peuvent donc, et doivent donc être mises en relation. Toutes les, disciplines, (philosophie, politique, sciences empirico-formelles, cultures, droit… exégèse biblique et théologie), à leur niveau et dans leur registre, sont indispensables à la quête commune du vrai. Tel est le pari du IXe colloque de théologie dogmatique de la faculté de théologie de l’université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), dont les contributions, novatrices à bien des égards, sont présentées dans cet ouvrage.
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“But whoever does what is true comes to the light…” (Jn 3, 21). So ‘what is true’ remains to be ‘done’, it is not ready-made… It has to be created (poieîn), invented. Like creation and invention, Truth preceded us and lies ahead of us. It is when we do what is true that we invent truth and find it (invenire), and so come to the light. Truth is at the end of the march, the quest for human invention throughout history. “Do what is true,” Adolphe Gesché wrote. “People find the expression odd. But when we say that the artist must do what is beautiful, and that man must do what is good, they don’t find those expressions odd. We are too afraid of being creators when it comes to truth.” In consequence, the responsibility of each human being is great indeed: the ethical, spiritual, intellectual and artistic resources of all men and women are vital for this enterprise of ‘doing what is true’, humanity’s ultimate oeuvre par excellence. In the same logic, isn’t there a specifically Christian invention of truth? “I am the Way, the Truth and the Life”. An astonishing claim! Jesus, according to John’s gospel, claims to be the Truth: the Truth is part of a personal, and so relational, existence; and it goes hand-in-hand with Life and the Way we must travel to reach it. A unique claim to Truth: “I am the Truth”. Unique and universal: a singular “I” identifying with universal and total Truth. Truth is forever a concrete subject, an invincible person, a rampart against all kinds of totalitarianism, objectivism and scientism. Our human truths will always be too brief, and consequently relative, when compared to that infinite and ineffable Truth. All our human truths, even the religious ones, are relative and so can, and must, be compared with it. All the disciplines (philosophy, politics, empirical/formal sciences, cultures, laws… biblical exegesis and theology) at their level and in their context, are indispensable in our common search for what is true. This was the challenge taken up by the Theology Faculty’s 9th colloquium of dogmatic theology at the Catholic University of Louvain, (Louvain-la-Neuve). The contributions, innovating in many ways, are presented in this book.
Dimensions : 145 × 235 mm
ISBN : 9782204089906
Poids : 290 g
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